Les officinaux en « première ligne »,

Depuis le début de la crise sanitaire due au nouveau Coronavirus, le rôle des pharmaciens d’officine a évolué de manière significative, au gré des dérogations règlementaires à leur exercice habituel.

 

Au départ, sollicités pour assurer la continuité des soins, très vite leur rôle s’est élargi.

Autorisés dans un premier temps à renouveler des traitements chroniques sans intervention directe du médecin, puis habilités à fabriquer du Soluté Hydro Alcoolique afin de répondre à la pénurie, les officinaux ont obtenu ensuite la possibilité de réaliser du Télé soin.

 

C’est, dans l’appui sur le maillage territorial et le rôle d’acteur de soins de proximité, que le pharmacien a montré son importance vis-à-vis des patients. Assurant également la logistique de distribution des E.P.I. (équipements de protection individuelle) aux autres professionnels de santé au printemps 2020, avant ensuite de l’étendre aux patients avec les prescriptions de masques.

 

Chaque étape de lutte contre la pandémie a nécessité l’intervention des officinaux. Après l’été c’est l’arrivée des tests antigéniques qui a offert de nouvelles perspectives de dépistage. 

 

Ouverts 52 semaines dans l’année, et accessibles en peu de temps pour l’ensemble de la population, le rôle des officinaux a été essentiel. Sans oublier une campagne vaccinale contre la grippe des plus difficiles. Priorisation des patients, logistique, chaque étape fut complexe.

 

L’annonce récente, à l’heure où ces lignes sont écrites, de la prochaine implication directe des pharmaciens dans la vaccination anti-Covid, est la suite logique. L’acheminement des vaccins Pfizer pour les Ehpad, leur ayant déjà été confié.

 

Gageons que ces services rendus à la santé publique permettront aux autorités de garantir ce maillage et de venir en soutien dans les zones de fragilité pour ne pas perdre cet atout essentiel de la proximité avec les patients.

Docteur Olivier Rozaire, Président de l’URPS-PHARMACIENS Auvergne Rhône Alpes.