2020 « année dépistage et prévention », « tester-alerter-protéger »,

Tester : la proximité est un atout

 

Dans la lutte contre le SARS-Cov 2, la mobilisation des pharmaciens s’est faite immédiatement : distribution des masques aux professionnels de santé tout d’abord, fabrication du soluté hydro-alcoolique, relais des PUI pour les médicaments de rétrocession hospitalière, recueil de la parole des femmes victimes de violences conjugales. 

 

Toute la profession a su s’organiser, confirmant l’importance d’un lieu de soins de premier recours de proximité.

 

Conseils, prévention, dépistage, c’est dans ce contexte de pandémie, débutée en début d’année 2020 que les officinaux, ont pu mettre en œuvre le dépistage antigénique du SARS-Cov 2 dans leurs pharmacies (JO du 17/11/2020).

 

Pour les tests ayant reçu l’autorisation de l’HAS, après une formation spécifique et la mise en place d’une procédure qualité, le démarrage se fait ensuite très rapidement courant novembre 2020.

Bien que ces tests aient une fiabilité moindre que les tests PCR qui restent la référence en termes de dépistage, ils présentent l’avantage d’apporter une réponse quasi immédiate au patient (le résultat est obtenu en quinze minutes) et d’être très spécifiques. Le rendu d’un résultat positif ne nécessite pas de confirmation par un test PCR. Ils apportent ainsi aux patients une facilité d’accès et de dépistage qui vient désengorger les filières classiques.

 

D’emblée ce dépistage est un succès, début décembre plus de 57 000 ont été réalisés par les pharmaciens de la région AuRa. Ce nombre ira crescendo, porté par la campagne de dépistage intensif, menée par la région. Il culmine au moment des fêtes de fin d’année, période de rencontres intrafamiliales propice à la propagation du virus. Entre le 24 et le 31 décembre, plus de 128 000 tests antigéniques sont réalisés par les pharmaciens de la région (1)

 

Début Janvier 2021, la barre des 343 000 tests effectués par des pharmaciens est dépassée en AuRa, représentant 68 % des tests antigéniques réalisés par les professionnels de santé (incluant médecins, IDE) et impliquant 47% des pharmacies de la région soient 1167 officines (1)

Ces chiffres sont à mettre en regard, en plus de la capacité des pharmaciens à se mobiliser, aux besoins des patients en termes d’accès aux soins de proximité. Et confirment, si cela était encore nécessaire la place du pharmacien comme professionnel de santé à part entière.

(1) Source URPS Pharmaciens AuRa

 

Docteur Florence Durupt, vice-présidente des Entretiens de Galien.